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Denis a erré dix jours dans les carrières de Bougival
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Bougival (Yvelines)

Un jeune homme passe dix jours dans la carrière de Bougival avant d'être retrouvé par hasard par des visiteurs.

Le Parisien Yveline du 31/05/01

«MAMAN, j'ai faim. J'ai cru mourir », ce sont les premiers mots qu'a balbutiés Denis à  sa mère avant de s'évanouir. Pour échapper à  ses agresseurs, ce jeune homme âgé de 22 ans, originaire du Pecq-sur-Seine (Yvelines), s'est perdu le 15 mai dernier dans le dédale des galeries des carrières désaffectées de Bougival, creusées sous la colline rendue célèbre par les peintres impressionnistes. Pendant dix jours, il a cherché la sortie... sans jamais la trouver. Plongé dans l'obscurité la plus totale, seulement vêtu d'un jeans et d'une chemisette, sans rien à  manger ni à  boire, Denis a « cru devenir fou, raconte sa mère, il m'a dit j'avais peur, à  un moment j'ai senti que c'était fini ». Vendredi dernier, des jeunes qui s'étaient réunis dans une des galeries de cette carrière du côté de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), l'ont aidé à  sortir avant de l'abandonner sur la RN 13 à  proximité du chantier de la A 86. Denis a été récupéré par un chauffeur de taxi qui l'a ramené chez ses parents. « Un jeune ébouriffé et pieds nus s'est approché de ma voiture et m'a demandé mon téléphone. Il parlait lentement et semblait très fatigué. J'ai cru qu'il sortait d'une cave », témoigne le taxi. Placé en soins intensifs à  l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye, Denis, traumatisé, a rejoint le service psychiatrique de l'hôpital.

Frappé avant d'être déshabillé

A l'origine des faits, une soirée qui a tourné au cauchemar. Le 15 mai dernier, Denis avait rendez-vous dans la soirée avec des copains devant l'entrée de la carrière, un des rares accès aux galeries qui ne soit pas bouché. Arrivés devant la grotte, les copains n'étaient pas là . Il s'est alors engouffré dans les couloirs. « Il y avait quatre jeunes, m'a-t-il dit, poursuit sa mère, ce n'étaient pas les copains que je devais voir... Ils ont commencé à  me dire que c'était leur territoire et m'ont bousculé... J'allais partir quand ils m'ont empêché de sortir. » Les quatre jeunes l'auraient alors frappé avant de lui demander de se déshabiller. Il a réussi à  s'enfuir en arrachant son pantalon et sa chemisette. Denis, qui dans l'échauffourée a perdu sa lampe, s'est retrouvé au milieu de nulle part, cherchant désespérément une issue. Couvert d'hématomes, de blessures suite aux chocs contre les parois, Denis a continué à  avancer. Sa survie, il la doit à  l'eau qui suintait des parois et aux petites flaques d'eau qu'il rencontrait au milieu des boyaux. « De l'eau coule dans certaines salles, il y a même une fontaine, témoigne Bruno, 17 ans, qui s'est récemment aventuré dans ces galeries. C'est immense, il paraît que ça va jusqu'à  Paris. Si on est mal équipé, on tourne vite en rond puis on se perd. » Cet adolescent n'a jamais fait de mauvaises rencontres, mais ne descendrait jamais sous terre seul la nuit. « Cela faisait dix jours que j'avais lancé un avis de recherche au commissariat dit Dominique, la mère. Quand le taxi nous l'a ramené, il était couvert de boue. Il tenait à  peine debout. Après le bain, il s'est évanoui ». Depuis le retour de son fils, Dominique a entrepris un combat pour la fermeture définitive des accès aux galeries. « En janvier déjà , dit-elle, un jeune s'est retrouvé dans le coma à  la suite d'un éboulement, faut-il attendre qu'il y ait un mort ? » Une enquête sera ouverte par le commissariat du Vésinet dès que Denis sortira de l'hôpital, afin de déterminer les circonstances de cette mystérieuse agression et disparition.

Isabelle Masoni et Geoffroy Tomasovitch
Le Parisien Yveline du 31/05/01
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#2
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lafouine a écrit :Si on est mal équipé, on tourne vite en rond

c'est vrai, je confirme. Par exemple, lorsque j'oublie mon bleu, je tourne en ovale, quand j'oublie mes bottes, je fais des carrés (je pense que c'est du au froid qui me saisit les mollets au contact de l'eau à  -4°, ça fige les mouvements) et quand j'oublie mon casque je fais des étoiles.

ça me fait penser ces divagations à  la denis vincenti à  un article que j'avais glané ds une "sélection du reader's digest":
"Chaque ville possède sa réplique, son double ténébreux qui s'étend sous l'asphalte de ses rues, mais le Paris souterrain est unique au monde. Imaginez un univers d'ombres, de gouffres et de cavernes, de sources bouillonantes et de nappes d'eau, silloné de galeries qui zigzaguent, s'enchevêtrent et bifurquent sur des centaines de kilomètres. Les passants se doutent-ils que le bruit de leurs pas fait résonner les voà»tes d'amphithéatres et de laboratoires souterrains?"(...)
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#3
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Citation :En janvier déjà , dit-elle, un jeune s'est retrouvé dans le coma à  la suite d'un eboulement
...
hum hum
si je me souviens bien il s'agissait d'un gus qui un peu bourré s'est amusé à  grimper aux echelles de craies de meudon avant de glisser...
on insitera jamais sur le comportement responsable à  adopter en dessous.
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#4
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Et fait surtout chier les cataphiles qui arrivent pas a avancer dans les galeries a cause du tremblement incessant que fait les passant.
Obligé de ramper sous les dédales ténébreux pour venir se baigner dans une source bouillonante aprés avoir payer sa dime aux démons.... le cataphile est la réplique obscure du travailleur en costard qui arpente le bitume au dessus de lui.... tin tin tin !

Black-Zebra
"une société prête à  sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité, ne mérite ni l'une ni l'autre et fini par perdre les deux"
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#5
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Raska
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(Dim. 01 Dec. 2002, 01:13)lafouine a écrit : Bougival (Yvelines)

Un jeune homme passe dix jours dans la carrière de Bougival avant d'être retrouvé par hasard par des visiteurs.

Le Parisien Yveline du 31/05/01

«MAMAN, j'ai faim. J'ai cru mourir », ce sont les premiers mots qu'a balbutiés Denis à  sa mère avant de s'évanouir. Pour échapper à  ses agresseurs, ce jeune homme âgé de 22 ans, originaire du Pecq-sur-Seine (Yvelines), s'est perdu le 15 mai dernier dans le dédale des galeries des carrières désaffectées de Bougival, creusées sous la colline rendue célèbre par les peintres impressionnistes. Pendant dix jours, il a cherché la sortie... sans jamais la trouver. Plongé dans l'obscurité la plus totale, seulement vêtu d'un jeans et d'une chemisette, sans rien à  manger ni à  boire, Denis a « cru devenir fou, raconte sa mère, il m'a dit j'avais peur, à  un moment j'ai senti que c'était fini ». Vendredi dernier, des jeunes qui s'étaient réunis dans une des galeries de cette carrière du côté de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), l'ont aidé à  sortir avant de l'abandonner sur la RN 13 à  proximité du chantier de la A 86. Denis a été récupéré par un chauffeur de taxi qui l'a ramené chez ses parents. « Un jeune ébouriffé et pieds nus s'est approché de ma voiture et m'a demandé mon téléphone. Il parlait lentement et semblait très fatigué. J'ai cru qu'il sortait d'une cave », témoigne le taxi. Placé en soins intensifs à  l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye, Denis, traumatisé, a rejoint le service psychiatrique de l'hôpital.

Frappé avant d'être déshabillé

A l'origine des faits, une soirée qui a tourné au cauchemar. Le 15 mai dernier, Denis avait rendez-vous dans la soirée avec des copains devant l'entrée de la carrière, un des rares accès aux galeries qui ne soit pas bouché. Arrivés devant la grotte, les copains n'étaient pas là . Il s'est alors engouffré dans les couloirs. « Il y avait quatre jeunes, m'a-t-il dit, poursuit sa mère, ce n'étaient pas les copains que je devais voir... Ils ont commencé à  me dire que c'était leur territoire et m'ont bousculé... J'allais partir quand ils m'ont empêché de sortir. » Les quatre jeunes l'auraient alors frappé avant de lui demander de se déshabiller. Il a réussi à  s'enfuir en arrachant son pantalon et sa chemisette. Denis, qui dans l'échauffourée a perdu sa lampe, s'est retrouvé au milieu de nulle part, cherchant désespérément une issue. Couvert d'hématomes, de blessures suite aux chocs contre les parois, Denis a continué à  avancer. Sa survie, il la doit à  l'eau qui suintait des parois et aux petites flaques d'eau qu'il rencontrait au milieu des boyaux. « De l'eau coule dans certaines salles, il y a même une fontaine, témoigne Bruno, 17 ans, qui s'est récemment aventuré dans ces galeries. C'est immense, il paraît que ça va jusqu'à  Paris. Si on est mal équipé, on tourne vite en rond puis on se perd. » Cet adolescent n'a jamais fait de mauvaises rencontres, mais ne descendrait jamais sous terre seul la nuit. « Cela faisait dix jours que j'avais lancé un avis de recherche au commissariat dit Dominique, la mère. Quand le taxi nous l'a ramené, il était couvert de boue. Il tenait à  peine debout. Après le bain, il s'est évanoui ». Depuis le retour de son fils, Dominique a entrepris un combat pour la fermeture définitive des accès aux galeries. « En janvier déjà , dit-elle, un jeune s'est retrouvé dans le coma à  la suite d'un éboulement, faut-il attendre qu'il y ait un mort ? » Une enquête sera ouverte par le commissariat du Vésinet dès que Denis sortira de l'hôpital, afin de déterminer les circonstances de cette mystérieuse agression et disparition.

Isabelle Masoni et Geoffroy Tomasovitch
Le Parisien Yveline du 31/05/01

Petit déterrage sympathique. Mais alors c'est pour ça qu'elle s'appelle comme ça la carrière dis donc ???!!!
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#6
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Mathieu
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(Mar. 21 Sep 2021, 18:26)saintloup a écrit :
(Dim. 01 Dec. 2002, 01:13)lafouine a écrit : Bougival (Yvelines)

Un jeune homme passe dix jours dans la carrière de Bougival avant d'être retrouvé par hasard par des visiteurs.

Le Parisien Yveline du 31/05/01

«MAMAN, j'ai faim. J'ai cru mourir », ce sont les premiers mots qu'a balbutiés Denis à  sa mère avant de s'évanouir. Pour échapper à  ses agresseurs, ce jeune homme âgé de 22 ans, originaire du Pecq-sur-Seine (Yvelines), s'est perdu le 15 mai dernier dans le dédale des galeries des carrières désaffectées de Bougival, creusées sous la colline rendue célèbre par les peintres impressionnistes. Pendant dix jours, il a cherché la sortie... sans jamais la trouver. Plongé dans l'obscurité la plus totale, seulement vêtu d'un jeans et d'une chemisette, sans rien à  manger ni à  boire, Denis a « cru devenir fou, raconte sa mère, il m'a dit j'avais peur, à  un moment j'ai senti que c'était fini ». Vendredi dernier, des jeunes qui s'étaient réunis dans une des galeries de cette carrière du côté de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), l'ont aidé à  sortir avant de l'abandonner sur la RN 13 à  proximité du chantier de la A 86. Denis a été récupéré par un chauffeur de taxi qui l'a ramené chez ses parents. « Un jeune ébouriffé et pieds nus s'est approché de ma voiture et m'a demandé mon téléphone. Il parlait lentement et semblait très fatigué. J'ai cru qu'il sortait d'une cave », témoigne le taxi. Placé en soins intensifs à  l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye, Denis, traumatisé, a rejoint le service psychiatrique de l'hôpital.

Frappé avant d'être déshabillé

A l'origine des faits, une soirée qui a tourné au cauchemar. Le 15 mai dernier, Denis avait rendez-vous dans la soirée avec des copains devant l'entrée de la carrière, un des rares accès aux galeries qui ne soit pas bouché. Arrivés devant la grotte, les copains n'étaient pas là . Il s'est alors engouffré dans les couloirs. « Il y avait quatre jeunes, m'a-t-il dit, poursuit sa mère, ce n'étaient pas les copains que je devais voir... Ils ont commencé à  me dire que c'était leur territoire et m'ont bousculé... J'allais partir quand ils m'ont empêché de sortir. » Les quatre jeunes l'auraient alors frappé avant de lui demander de se déshabiller. Il a réussi à  s'enfuir en arrachant son pantalon et sa chemisette. Denis, qui dans l'échauffourée a perdu sa lampe, s'est retrouvé au milieu de nulle part, cherchant désespérément une issue. Couvert d'hématomes, de blessures suite aux chocs contre les parois, Denis a continué à  avancer. Sa survie, il la doit à  l'eau qui suintait des parois et aux petites flaques d'eau qu'il rencontrait au milieu des boyaux. « De l'eau coule dans certaines salles, il y a même une fontaine, témoigne Bruno, 17 ans, qui s'est récemment aventuré dans ces galeries. C'est immense, il paraît que ça va jusqu'à  Paris. Si on est mal équipé, on tourne vite en rond puis on se perd. » Cet adolescent n'a jamais fait de mauvaises rencontres, mais ne descendrait jamais sous terre seul la nuit. « Cela faisait dix jours que j'avais lancé un avis de recherche au commissariat dit Dominique, la mère. Quand le taxi nous l'a ramené, il était couvert de boue. Il tenait à  peine debout. Après le bain, il s'est évanoui ». Depuis le retour de son fils, Dominique a entrepris un combat pour la fermeture définitive des accès aux galeries. « En janvier déjà , dit-elle, un jeune s'est retrouvé dans le coma à  la suite d'un éboulement, faut-il attendre qu'il y ait un mort ? » Une enquête sera ouverte par le commissariat du Vésinet dès que Denis sortira de l'hôpital, afin de déterminer les circonstances de cette mystérieuse agression et disparition.

Isabelle Masoni et Geoffroy Tomasovitch
Le Parisien Yveline du 31/05/01

Petit déterrage sympathique. Mais alors c'est pour ça qu'elle s'appelle comme ça la carrière dis donc ???!!!

Le nom d'origine est mystérieux  : ce qui se disait en 2009  "La première fois que j'ai entendu ce nom c'était en 90 ou 91 par AHA et ses potes qu'on avait du croiser là  bas. H2O tu confirmes?"

j'ai un vieux plan du 13/08/1990 ou il est indiqué carrière à Dédé donc bien avant 2001 (le réalisateur de la carte se reconnaitra  Big Grin )
il vaut mieux penser le changement que changer le pansement
http://kata.addict.free.fr
http://kataclan.fr
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