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Phares : la fin d'une histoire
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Un des derniers phares habites est maintenant automatise
Des hauts, des bas...
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Je cite le texte : le lien ne sera pas efficace très longtemps


Yahoo actualités - jeudi 29 janvier 2004, 8h54 a écrit :L'adieu des derniers gardiens au phare de Kéréon en Bretagne

BREST (AFP) - Le phare de Kéréon se retrouvera seul, jeudi soir, pour la première fois depuis son érection en 1916, après le départ des deux derniers gardiens titulaires qui, juste avant leur hélitreuillage, neutraliseront le rudimentaire système de ballon sur filin, seul moyen d'accès depuis la mer.

Luxueuse sentinelle de la pointe de Bretagne, le dernier phare-monument construit en France continuera à  éclairer, sans se soucier du temps qui passe, le passage redouté du Fromveur, entre Molène et Ouessant, grâce à  l'automatisation totale de son feu télécontrôlé depuis la terre.

Une automatisation qui mettra fin aux relèves périlleuses qui ne pouvaient s'effectuer qu'en pleine mer, par bateau, les gardiens devant monter à  califourchon sur un ballon agrippé à  un câble au dessus d'une mer agitée par un courant moyen de 8 noeuds.

Erigé en mer sur la roche "Men tensel" (roche hargneuse) régulièrement balayée par les tempêtes, Kéréon, dit "le Palace", recèle des aménagements intérieurs d'une grande richesse, dont une salle d'honneur, ronde, avec lambris de chêne de Hongrie. On n'y pose le pied que sur patins en feutrine, ne serait-ce que pour préserver la rose des vents centrale, en ébène et acajou.

"C'est un phare o๠il fait bon vivre", reconnaît Michel Mescoff, gardien entre 1977 et 1980. En dessous de la lanterne, de la salle des machines et de la grande salle, les deux chambres lambrissées de chêne avec lit clos à  portes coulissantes, o๠"on se laisse bercer au gré des coups de boutoir des paquets de mer". Vingt-sept marches séparent chaque pièce.

"Le phare vibre pas mal aussi mais globalement on y est bien", résume M. Mescoff. L'état de la mer rythmait le travail de la journée, mais également le contrôle des instruments et l'entretien courant. Deux semaines au phare étaient suivies d'une semaine à  terre, puis une semaine au phare d'une semaine à  terre et ainsi de suite.

Pourquoi le nom de Kéréon? L'explication est inscrite dès le vestibule sur une plaque commémorative rappelant que le phare a été construit grâce à  un don privé de Mme Jules Le Baudy, petite nièce de Charles Marie Le Dall de Kéréon, exécuté à  l'âge de 19 ans sous la Terreur.

Un don particulièrement généreux, jusqu'à  présent amoureusement préservé, mais pour combien de temps? Le préfet a promis un entretien d'"une quinzaine de jours par an afin de préserver les boiseries remarquables", mais selon M. Mescoff, également délégué CGT aux Phares et balises, "un phare qui n'est plus habité va vers un délabrement".

Même avis du conseiller général d'Ouessant, Jean-Yves Cozan (régionaliste), qui réclame le classement au titre des monuments historiques de plusieurs phares bretons, dont Kéréon.

A contrecoeur, les agents de Kéréon remplaceront les gardiens du phare de l'île Vierge, au large de Plouguerneau, qui partent en retraite. Un phare de mer, tout comme Kéréon, à  la différence que la marée le rend parfois accessible, que l'on accoste le long d'un quai, et que les touristes y montent en été.


Pièces jointes
.jpg   Il y a moins de 1 minute">040129075437.b91860h00a.jpg (Taille : 2.53 Ko / Téléchargements : 256)
Odi profanum vulgus et arceo
http://www.lucasfalchero.com
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Article du monde a écrit :C'était le dernier phare habité et isolé en mer, entre Ouessant et l'archipel de Molène. Jeudi 29 janvier, ses deux hôtes rejoindront définitivement le continent. Le balisage sera automatisé dans cette installation o๠la relève ne pouvait s'effectuer que par hélicoptère ou par "ballon".
Brest de notre correspondant
A partir du jeudi 29 janvier, le phare de Kereon, entre Ouessant et Molène au large du Finistère, ne sera plus gardé par les hommes. Ce jour-là , les deux gardiens de service seront hélitreuillés, après avoir fermé la porte. Normalement, "temps permettant", comme disent les marins, une ultime démonstration de relève au "ballon" aura lieu dans la matinée.
Kereon était le dernier phare des côtes françaises à  utiliser cette technique. Une manoeuvre délicate, avec un va-et-vient entre le phare et une vedette, qui hisse ou descend le gardien - assis sur une sorte de gros sac - à  l'aide d'un treuil hydraulique. Jusqu'en 1989, l'opération se faisait manuellement.
Il ne restera plus ensuite qu'un seul phare isolé en mer et gardé, celui de Cordouan (Gironde). Mais, là -bas, pas de "ballon", la vedette accède à  l'édifice, tandis qu'à  Kereon, érigé sur l'écueil Men Tensel - la pierre hargneuse en breton -, elle doit garder ses distances. Un courant impressionnant, dit du Fromveur, y est à  l'ouvrage. "La houle dans le cul, il faut éviter de ramasser un gros paquet qui nous ramène sur le phare", explique Claude Le Moan, patron de la vedette Blodwen (Fleur blanche), qui a été commandant de ravitailleur de plate-forme pétrolière en Afrique. "Ici, il y a des roches partout, c'est ce qui rend le travail intéressant", observe-t-il. Et on médite le dicton fameux : "Qui voit Ouessant voit son sang, qui voit Molène voit sa peine."
Une réglementation européenne est aussi venue contrarier les opérations, en 2000. "Elle interdit de hisser quelqu'un qui n'est pas attaché, et l'agent en cause doit assurer lui-même la manoeuvre", explique Claude Louarn, le responsable, à  Brest, du service des Phares et Balises, rattaché à  la direction des affaires maritimes et gens de mer au ministère de l'équipement. La technique du "ballon" était de toute façon en sursis et la fermeture du phare s'inscrit dans un mouvement d'automatisation engagé depuis 1990 dans le Finistère.
Kereon est le sixième phare isolé en mer à  voir partir les hommes. Celui d'Armen, réputé le plus dur, avait été le premier. Dans ce phare, deux fois plus petit que celui de Kereon, lits et matelas étaient arrondis pour épouser la forme de la tour. L'écrivain Jean-Pierre Abraham, décédé l'été dernier, a gardé Armen pendant trois ans. Il y a écrit ces lignes parues en 1967 : "23 heures. Et si la mer était la plus forte après cent ans ? Elle attaque avec une violence encore inconnue. Si dans un ultime bond elle balayait enfin ce phare, nous et nos casseroles ?" André Favennec, technicien électronicien aux Phares et Balises après avoir été clerc de notaire, se souvient y avoir vu, un jour de tempête, un réveil tomber à  terre...
Si l'automatisation a commencé là , elle était déjà  réalisée techniquement à  Kereon avant que la fermeture soit décidée. Les Phares et Balises n'ont pas hâté le pas, les gardiens, qui ont généralement du tempérament, étant attachés à  leur métier. Le départ en retraite des hommes en poste sur un autre phare du Finistère, celui de l'île Vierge, a offert l'opportunité d'un transfert pour les deux titulaires de Kereon, Jean-Philippe Rocher et Frédéric Roussel.
Ce ne sera pas la même chose : le phare de la Vierge se dresse sur un îlot, près de la côte, et les touristes le visitent en été. Dans la classification imagée des phares, c'est un purgatoire. Les phares en mer - comme Kereon ou Armen - sont des enfers, et les phares à  terre des paradis. Jean-Philippe Rocher, 45 ans, aurait aimé terminer sa carrière dans son pigeonnier de Kereon. Il regrette l'issue, une grogne qu'il étend jusqu'à  la CGT : "Cette année, je ne paie pas ma cotis !"
Originaire de Molène, il est gardien de phare - on dit aujourd'hui contrôleur - depuis vingt-trois ans. Il a passé un moment sur celui de l'île Royale, en Guyane : à  ses heures de détente, il pratiquait la pêche à  la crevette ou cherchait de l'or. Depuis 1992, il montait à  Kereon : deux semaines au phare, une à  terre, une au phare, une à  terre, avec vingt-trois semaines dues au service par an.
A Kereon, avec son collègue, il alterne les quarts, vérifie que le feu fonctionne bien, s'assure à  l'oeil, trois fois par nuit, que c'est le cas pour dix des feux environnants qui balisent la côte, et déclenche la corne à  brume si besoin. Pieds nus dans des sandalettes, même en cette journée d'hiver, Jean-Philippe Rocher avoue sa passion pour le métier. "Son" phare, c'est plutôt le "palace des enfers". Le revêtement mural de la salle d'honneur, dédiée historiquement dans les phares à  "la visite de l'ingénieur", est en lambris de chêne de Hongrie. Le parquet est décoré d'une grande rose des vents, en ébène et acajou. "Tu passes la cire et tu lustres avec un pull de bonne taille, avec tes pieds, comme si tu faisais ton footing", commente Jean-Philippe Rocher. Il pêche aussi et se souvient d'un lieu de plus de 11 kg.
Et quand ça souffle ? "T'es dans ton lit clos, le phare bouge, c'est comme si quelqu'un venait secouer ton matelas. Tu es bien, au chaud." Le 16 décembre 1989, avant qu'il prenne son poste, la tempête avait pourtant dévasté la cuisine et endommagé la porte d'entrée. Et si, aujourd'hui, les relèves ne souffrent que de décalages limités, il n'en a pas été toujours ainsi. En 1952, Jean-Michel Malgorn, gardien chef, était resté quarante-neuf jours bloqué par le mauvais temps.
Dans le vestibule, une plaque rappelle que le don, en 1910, de 585 000 francs de l'époque, par Mme Jules Le Baudy, a facilité l'édification. Elle souhaitait honorer la mémoire de son grand-oncle Charles-Marie Le Dall de Kereon, enseigne de vaisseau, condamné à  mort en 1794, à  19 ans. Il écrivit à  son père cette phrase, lisible à  Kereon : "Quant à  mon supplice, le crime fait la honte et non pas l'échafaud."
Les phares, le soleil, les astres ont beaucoup servi aux navires pour se positionner. "Quand on naviguait dans le Fromveur, Kereon était le pivot", se souvient Jean-François Masson, officier de la marine marchande entre 1962 et 1975. Aujourd'hui, les phares ne servent qu'à  la petite pêche et à  la plaisance, les nouvelles techniques et le GPS sont passés par là . Dans quelques jours, Kereon sera télécontrôlé depuis le centre du Créac'h, à  Ouessant, chargé des 99 établissements de signalisation maritime (ESM) du Finistère. Chauffé et équipé de déshumidificateurs, le phare doit faire l'objet, chaque année, d'une visite d'entretien de quinze jours pour le maintenir en état.
Fini en tout cas le temps, éloigné, o๠les gardiens signalaient une détresse dans un phare en hissant un drapeau noir. Plus rares encore les mésententes, comme cette histoire qui raconte qu'un gardien plantait des allumettes dans ses pommes de terre pour les reconnaître dans la casserole... Le profil du contrôleur a changé (plutôt bac + 2), le recrutement initial des "gens nés le cul dans l'eau", aussi. "Et il n'y a plus de candidats pour aller en phare en mer", constate Claude Louarn.
Depuis 1998, les Phares et Balises ont lancé un plan de modernisation (aides à  la navigation, bouées nouvelles, remise à  niveau des équipements, flottille de vedettes). Le plan prévoyait 80 millions d'euros sur huit ans. 41 restent à  financer. "C'est à  l'ordre du jour du conseil interministériel de la mer (Cimer) du 16 février. Nous demandons 20 millions sur quatre ans pour la flottille", explique Jacques Manchard, responsable du bureau. Brest a déjà  touché, elle, un nouveau baliseur qui a remplacé un très vieux serviteur, le Georges-de-Joly.
On a visité la tour Eiffel et les Catacombes, la tour Eiffel passe encore mais les Catacombes, j'ai rien compris...
"Brèves de Comptoir"
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